Un nouveau règlement définit le fonctionnement des foyers d’accueil de la Région, de l’admission et du suivi aux conditions des locaux et à la participation des jeunes. Les règles entrent en vigueur le lendemain de leur publication.
La Région autonome de Madère a adopté un règlement qui fixe les modalités et les procédures de mise en œuvre de l’accueil résidentiel des enfants et des jeunes en danger. Le texte, approuvé par le Décret normatif n° 4/2026 du 25 septembre, s’applique au foyer géré directement par l’Institut de sécurité sociale de Madère, IP-RAM (ISSM, IP-RAM), ainsi qu’aux institutions privées de solidarité sociale ou entités assimilées ayant conclu des accords ou des protocoles de coopération avec l’Institut.
L’accueil s’adresse aux enfants et aux jeunes concernés par une mesure d’accueil résidentiel ou de placement en institution en vue d’une adoption. En règle générale, les foyers accueillent des mineurs ; l’accompagnement peut se poursuivre jusqu’à 21 ans s’il a commencé avant la majorité et, tant que des études ou une formation professionnelle sont en cours, jusqu’à 25 ans. Dans la mesure du possible, les frères et sœurs ainsi que les enfants et les jeunes vivant au sein du même foyer doivent être accueillis dans le même établissement, sauf décision contraire d’un tribunal.
Les foyers peuvent comprendre des unités résidentielles et des unités spécialisées pour les situations d’urgence ou l’accompagnement vers l’autonomie des jeunes. Tous doivent disposer d’au moins deux places d’urgence. Les unités résidentielles accueillent de préférence jusqu’à 15 enfants ou jeunes ; les unités d’accompagnement à l’autonomie et les appartements d’autonomisation peuvent recevoir jusqu’à sept jeunes âgés de 15 ans ou plus.
Le règlement prévoit également la création éventuelle d’unités spécifiques pour les situations nécessitant une intervention thérapeutique, notamment en cas de handicap profond, de maladie chronique grave, de trouble psychiatrique ou de conduites addictives. L’organisation et la coordination technique de ces unités devront être définies par un arrêté conjoint des domaines gouvernementaux chargés de la sécurité sociale, de la santé et, le cas échéant, de l’éducation.
Chaque enfant ou jeune doit bénéficier d’un projet de promotion et de protection ainsi que d’un plan d’intervention individuel précisant les objectifs, les stratégies, les organismes concernés, le calendrier et les modalités d’évaluation. Le plan peut inclure un accompagnement scolaire et professionnel, des activités sportives et culturelles, l’intégration dans la communauté, de l’argent de poche, des sorties et l’utilisation de téléphones portables et d’autres équipements technologiques.
Les foyers doivent disposer d’équipes technique, éducative et de soutien. Pour les unités résidentielles, le règlement fixe comme références trois professionnels dans l’équipe technique, dix dans l’équipe éducative et quatre dans l’équipe de soutien ; ces effectifs peuvent être ajustés. L’équipe technique doit comprendre au moins un psychologue ou un travailleur social. L’accompagnement psychologique et psychothérapeutique doit être assuré par les services et dispositifs existant dans la communauté et ne relève pas de l’équipe technique du foyer.
Les parents, les représentants légaux, les personnes exerçant la garde de fait et les autres personnes de référence ont le droit de rendre visite à l’enfant ou au jeune, sauf décision contraire d’un tribunal. Les visites doivent se dérouler dans le respect de la vie privée et dans des conditions adaptées à la situation. Le règlement impose également la tenue de dossiers individuels, la protection des données personnelles, une assurance contre les accidents personnels ainsi que des règles concernant la conservation et la remise de l’argent épargné et des effets personnels.
Le Conseil consultatif régional des enfants et des jeunes accueillis est créé en tant qu’organe consultatif afin de favoriser la participation des jeunes accueillis et de contribuer à l’amélioration des dispositifs. Il comprend un enfant ou un jeune représentant chaque foyer de la Région ainsi qu’un représentant technique de l’ISSM, IP-RAM. Le Conseil peut émettre des recommandations non contraignantes et présenter des propositions.
L’ISSM, IP-RAM assurera le suivi et le contrôle du fonctionnement des foyers, évaluera les dispositifs au moins tous les deux ans et établira un rapport annuel consolidé sur la mise en œuvre de la mesure. Le règlement prévoit également une bourse mensuelle de l’Institut pour les jeunes accueillis qui suivent avec succès des études supérieures. Elle est destinée aux dépenses liées aux études, telles que les frais de scolarité, le matériel indispensable, le transport et, si nécessaire, l’hébergement. La disposition s’applique également, avec les adaptations nécessaires, aux formations technico-professionnelles et professionnelles ; lorsque d’autres bourses existent, l’aide régionale ne couvre que les dépenses qui ne sont pas financées par celles-ci.
Le texte ne fixe pas de nouveaux montants de participation financière pour les foyers : le financement continue d’être défini dans les accords de coopération et leurs avenants respectifs. Le Décret normatif n° 4/2026 entre en vigueur le lendemain de sa publication.
La Direction régionale des sports a signé dix conventions de programme pour la saison 2025/2026. Les aides financent les déplacements aux compétitions et des projets de sport pour tous. Les montants maximaux vont de 398 à 300 000 euros.
Les contributions financières de l’Institut de sécurité sociale de Madère aux organismes du secteur social et solidaire concernés par la mesure sont revalorisées de 3,80 %. Cette hausse prend effet au 1er janvier 2026 et représente une dépense totale de 635 249,48 euros.
Joana Sofia de Ornelas Rodrigues dirigera le département des cotisants de l’Institut de sécurité sociale de Madère pour un mandat de trois ans. Sa nomination prend effet le 1er octobre 2026.